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Si Sarkozy ne réagit pas, il n'aura pas ma voix, ni celles de mon entourage.

Publié le 15 Avril 2011 par Noubar KECHICHIAN in Point de vue

J'appartiens à une famille politique de Centre droit. Et au second tour des élections présidentielles, entre un candidat de la droite et de la gauche républicaines, je serai normalement amené à faire le choix du candidat de la droite.

Je poserai une seule condition à ce vote car elle concerne mes origines, l'histoire de ma famille, et c'est une question relative aux droits de l'homme : Il s'agit de la pénalisation des négationnistes du génocide de 1915. 

 

A une question écrite posée récement au Gouvernement concerant le vote de la loi pénalisant la négation du génocide arménien dont le texte est bloqué au Sénat depuis 5 ans, il a été répondu que le Gouvernement était opposé au vote de cette loi.

 

Cette réponse me révolte.

 

Nous avions déjà appris par Wikileaks que le président Sarkozy avait trahi les promesses faites par le candidat Sarkozy aux victimes du négationnisme du génocide de 1915, en envoyant un émissaire assurer le Gouvernement turc qu'il enterrerait cette proposition de loi au Sénat.

 

La teneur de la réponse du Gouvernement est abjecte : Elle rejette dos à dos boureau et victimes. Alors que le Parlement français a officiellement indiqué la position de la France sur cette question, le Gouvernement la remet en cause en redemandant un énième examen historique. Les historiens indépendants ont fait leur travail en qualifiant de génocide l'extermination des 2/3 des Arméniens vivant dans l'Empire ottoman. 96 ans après ce crime contre l'humanité, justice n'a pas encore été rendue au peuple arménien. Et avec cynisme, le Gouvernement demande aux enfants des survivants d'effectuer "un travail patient et constructif" et de dialoguer avec un Etat turc négationniste qui impose un blocus illégal à l'Arménie et qui a montré son vrai visage en refusant de signer des protocoles d'accord avec l'Arménie en 2009.

 

Par sa position, le Gouvernement salit la mémoire et l'honneur des 1 500 000 vicitimes du génocide de 1915. Si Nicolas Sarkozy ne réagit pas très rapidement en levant son opposition au vote de cette loi, alors il n'aura pas ma voix. Et je prendrais soin de faire connaître au plus grand nombre sa compromission avec le Gouvernement turc.

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