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Quelques réflexions après le 1er tour des élections municipales

Publié le 25 Mars 2014 par Noubar KECHICHIAN in Point de vue

Voilà 48 heures que le vote sanction des élections municipales s'est abattu sur la Gauche. Avec un peu de recul, cela me rappelle étrangement la situation que la Droite a vécu en 2008. En effet, un an après l'élection de Nicolas Sarkozy, la droite faisait aussi les frais d'un vote sanction. A Valence comme un  peu partout en France, cela se traduisait par la défaite de la liste conduite par Patrick Labaune. Par la suite, la Droite assistait impuissante à ses défaites successives à toutes les élections intermédiaires : Régionales, Cantonales... jusqu'à la perte historique du Sénat.

 

Concernant les contestataires, j'ai été particulièrement surpris par la faiblesse des scores du Front National. Si le FN perce relativement dans le Sud-Est, ses résultats ne sont pas particulièrement brillants au niveau national. Cela me surprend car compte tenu de toutes les expressions d'exaspération dont j'ai moi-même été témoin, avec nombre de personnes menaçant de voter pour le parti de Marine Le Pen, en fin de compte, la montagne semble avoir accouché d'une souris...

 

La Droite a donc bénéficié à plein dès le premier tour d'un "vote utile" de contestation. Cette volonté des électeurs d'exprimer leur mécontentement semble proportionnelle aux difficultés du quotidien et aux mesures de rigueur du Gouvernement ou des exécutifs locaux. Et compte tenu de la persistance de la crise, il est à craindre pour les partis politiques du Gouvernement que l'épisode de la sanction des municipales ne se répète avec les autres consultations à venir...

 

Le dernier point qui me donne quelques raisons d'inquiétude pour l'avenir est qu'il faudra certainement beaucoup de courage pour le prochain parti ou candidat pour se lancer dans la course aux Présidentielles. En effet, l'alternance électoral et le zapping systématique de nos concitoyens ne laissera à aucun parti ou candidat le courage d'engager les réformes difficiles mais nécessaires puisqu'il saura que son camp sera automatiquement sanctionné par les citoyens. Faut-il voir dans cette attitude un réflexe involontaire de neutraliser les élus et de brider toute politique de réformes de fond, car si on est mécontent de la situation, on ne veut surtout pas que cela change ?

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